Réseau pour animaux perdus et trouvés

AVANT DE PERDRE VOTRE ANIMAL - LE SYSTEME DE FOURRIÈRES

Parrallèlement au travail des sociétés humanitaires et des refuges, les municipalités ont créé un système de fourrières pour animaux qu'elles peuvent contrôler parce qu'elles paient pour leurs services au contrat.

Cependant, il ne faut pas oublier que les amis des animaux n'ont aucun mot à dire sur ce qui se passe dans les fourrières et ne peuvent certainement pas intervenir car ce sont des entreprises privées. Le patron peut mener son entreprise comme il l'entend et, à moins d'avoir des preuves flagrantes de cruauté, aucune intervention n'est possible.

C'est pourquoi, nous désirons attirer votre attention sur le fait que lorsque vous apportez un animal trouvé à la fourrière, vous le mettez en danger. En danger d'être euthanasié avant que ses maîtres aient pu retrouver sa trace, en danger d'être vendu dans les laboratoires pour expérimentation ou revendu dans une usine à chiots pour reproduction.

Certainement que ce n'est pas là votre but et nous aimerions que vous ayiez en mémoire ce qu'il faut faire quand vous trouvez un animal.

En principe, les fourrières devraient s'occuper de retracer les propriétaires. Mais, comme il est souvent plus payant de revendre un animal de race à un reproducteur sans scrupule, les efforts sont minimisés ou carrément laissés aux bons soins des amis des animaux. Comme disent les anglais " Follow the money ".

D'où notre demande d'aide aux bénévoles pour retracer un animal perdu dans votre voisinage.

N'hésitez jamais à rapporter une situation de cruauté ou de mauvais services à votre municipalité dans le cas des fourrières. En effet, étant payées par les municipalités, elles sont à votre service en tant que payeur de taxes et sont dans l'obligation de remplir leur contrat et obligations. Nous vous invitons donc à vous procurer une copie de tel contrat auprès de votre hôtel-de-ville, de l'étudier et de faire les interventions nécessaires pour protéger les animaux perdus qui s'y retrouvent.

Nous avons remarqué aussi que le comportement des employés de fourrière laisse à désirer. Comme les employés d'abattoirs, ils n'ont aucune compassion. Inutile d'arriver à leur commerce en pleurant parce que vous avez perdu votre animal, vous n'y rencontrerez aucune sympathie.

Pendant des années, tout le monde savait que Picotin électrocutait les animaux de surplus dans sa fourrière en les mettant dans un bac de métal rempli d'eau puis en y branchant des cables de démarrage. La mairesse n'en savait rien et année après année, on lui redonnait le contrat de fourrière. Même la SPCA était au courant mais n'est jamais intervenue. C'est une situation inacceptable et qui mérite d'être rapportée aux inspecteurs municipaux. Ayez l'œil ouvert et le bon.

Le système des fourrières et de contrôle des animaux n'est définitivement pas conçu pour protéger les animaux. Derrière les décisions de nos élus municipaux nous retrouvons souvent des motivations personnelles qui n'ont rien à voir avec le civisme. Si vous pensez qu'une situation peut être améliorée, n'hésitez pas à intervenir auprès des autorités compétentes.

Rappelez-vous aussi que les pétitions n'ont aucun effet légal et que le lobbying peut changer bien des choses. Si vous croyez que le propriétaire de votre fourrière s'est lancé dans ce genre d'entreprise par amour des animaux, il y a des chances qu'il collabore avec vous pour retracer des maîtres, même si vous ferez le travail et qu'il aura l'argent quand le propriétaire réclamera l'animal. Autrement, c'est à vous de jouer.

Les propriétaires de fourrières sont comme bien des vendeurs : ils mentent comme ils respirent. Ne vous laissez pas impressionner. Leur réponse courante : " Nous n'avons rien ramassé répondant à cette description ". Visitez leur local jusqu'au fond de la cour arrière; vous aurez des surprises. S'il vous faut sauver un animal et le remettre à son maître, allez chercher de l'aide à l'hôtel-de-ville, leur donneur de contrat.

Il ne faut pas trop compter sur le service de police. D'abord parce qu'ils ne connaissent rien aux lois protégeant les animaux et ils sont souvent de connivence avec le propriétaire de fourrière puisqu'ils travaillent parfois sur les mêmes événements. Là aussi, dans les municipalités, le service de police répond au conseil municipal.

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