:: RAPT-LFPN :: Édition du 13 mai 2007


ÉDITORIAL

Voilà plusieurs fois que je vous le mentionne. Il faudra éduquer les élus municipaux du Québec un à un sur la protection des animaux.

Voici un cas récent. Cette semaine, TQS a fait un flash sur le projet de la municipalité de Pointe-Calumet de " charger une taxe de $60. par chat d'intérieur afin de régler le problème des chats errants ". La représentante de la municipalité essaie de nous faire croire qu'il ne s'agit pas d'une taxe mais on sait mieux.

Comme vous le verrez plus bas au dossier de Pointe-Calumet et à la lettre que nous adressons au maire, il est impératif que chacune d'entre nous fasse un effort pour éviter un désastre de grande magnitude pour les chats errants du Québec, de telles idées peuvent faire des petits. Des solutions existent et c'est à nous d'aller de l'avant et de les appliquer. Il ne faut rien laisser au hasard dans la protection animale et prévoir les coups. Les chats errants ont besoin d'aide, allons les aider, c'est le moment.

Dites vous bien qu'à chaque fois que les élus décident de telles stupidités, çà fait " jurisprudence " et les autres s'en servent pour justifier leurs atrocités et leur manque de jugement. Non, ils ne sont pas plus brillants parce qu'ils ont été élus. C'est à nous toutes de voir à leur mettre du plomb dans la cervelle pour protéger nos animaux avant que d'autres règlements se multiplient.

Janine Larose, fondatrice
Réseau pour animaux perdus et trouvés


UN CAS DE CRUAUTÉ SE PRÉPARE À POINTE-CALUMET

Le 14 mai 2007

Monsieur Jacques Séguin, maire
Mun. De Pointe-Calumet
300, avenue Basile-Routhier
Pointe-Calumet
J0N 1G2

Courriel : pointe.calumet@videotron.ca

Monsieur le maire,

Nous désirons remercier la résidente de Pointe-Calumet qui a attaché le grelot après votre intention de taxer les chats d'intérieur de votre territoire. Non, monsieur le maire, en quoi cela serait-il une licence puisqu'elle ne donne accès à aucun service sauf peut-être celui d'avoir la vie sauve.

Comment une licence pour un chat d'intérieur peut-elle réduire la population de chats errants ??? A moins d'avoir des intentions malsaines, nous mettrons cette décision sous la rubrique " erreur de jugement ".

Pour tout dire, nous soupçonnons là une proposition de votre " gars de fourrière ". Ils font déjà beaucoup d'argent sur le dos des animaux mais cela ne veut pas dire qu'ils ont les meilleures solutions et pour les animaux et pour vos contribuables. Quand on est un élu et un administrateur, il faut agir avec discernement.

Des recherches ont démontré que la taxation par tête de chats ou le trappage n'ont jamais résolu le problème de surpopulation de chats errants dans les zones habitées, bien au contraire. Ce genre d'interventions mène à de la cruauté envers les animaux et vous ne voudriez pas, monsieur le maire, être responsable de cette cruauté à Pointe-Calumet.

La taxation

L'imposition d'une taxe sur les chats de maison mènera directement à plus d'abandons de la part de citoyens à revenus modestes et de tels abandons se font généralement dans la rue. L'éducation manque au Québec et les citoyens irresponsables traiteront leur animal comme une vidange : on l'abandonne n'importe où. Vous auriez intérêt à jouer un rôle responsable et faire de l'information.

La taxation est la première idée qui vous est venue en tête quand votre " gars de fourrière " vous a demandé un supplément pour régler le cas des chats errants. C'est normal, présentement au Québec c'est la grande mode d'aller toujours piger plus profondément dans les poches des contribuables avant de chercher des solutions novatrices.

Mais si vous avez un tant soit peu d'imagination, on peut régler le cas autrement.

Le trappage des chats errants

Comme dans tout territoire animal, si vous enlevez des individus, ils seront remplacés par d'autres. Si ce n'est pas d'autres chats, ce sera de la vermine. Et votre problème ne sera pas réglé. On le voit en zone urbaine, dès que les ratons-laveurs sont éliminés, les rats fond surface. Nous soupçonnons qu'il y a d'immenses terres en bordure de votre ville qui pourront amener des souris des champs vers une abondance de nourriture (les vidanges) si les chats sont éliminés.

Confier à votre gars de fourrière le mandat de trapper les chats errants est une erreur monumentale. Les pauvres bêtes n'ont pas mérité çà. S'ils sont à l'abandon c'est déjà la faute des humains négligents pourquoi y remettre un bourreau en plus. En vertu du Code criminel, nous pouvons considérer qu'il s'agit là d'un cas de cruauté animale en mettant les animaux en danger. Pourquoi ?

1- Plusieurs chats que vous appelez " errants " sont des animaux de compagnie et appartiennent à vos contribuables. Ils les laissent sortir à l'occasion et vous les approprier équivaudrait à un vol selon le Code civil. Nous tenterons d'aviser la population de Pointe-Calumet via le journal local de vos intentions.

2- Les " gars de fourrière " n'ont aucun respect pour la vie animale et sont dans le métier pour faire de l'argent. Leur cupidité les amènera à vendre les chats de compagnie capturés qui seront envoyés dans les laboratoires. Est-ce cela que vous voulez pour vos contribuables ? Les chats plus sauvages seront euthanasiés mais comment ? Nous n'avons pas l'assurance que ce sera humanitairement. On en a vu les tirer à la carabine, les noyer, d'autres improviser une chambre à gaz avec un tuyau d'échappement de voiture (ce qui est une mort atroce), etc. N'importe quoi pour ne pas que çà coûte cher. Çà, monsieur le maire, c'est de la cruauté pure et simple. Et vous en seriez responsable parce que maintenant, vous savez.

3- Il existe des méthodes de contrôle de population de chats errants qui ont fait leurs preuves. Nous pourrions vous fournir de l'information sur le sujet.

4- Il existe des groupes d'aide aux animaux à Pointe-Calumet et ce sont ces bénévoles qui seront pénalisés par l'intervention que vous tentez de faire avec votre " gars de fourrière ". Elles nourrissent les chats dans la rue depuis des années, elles les ont fait stériliser et en prennent un soin jaloux tout en demeurant anonyme pour ne pas mettre leurs protégés en danger. En danger de cruauté de la part des voyous mais aussi des interventions injustifiées que vous voulez faire. Ces personnes méritent votre admiration et votre aide pour leur abnégation à tenter de résoudre un problème qu'elles n'ont pas créé et à essayer de soulager la souffrance des chats abandonnés par des maîtres sans cœur. Nous leur devons notre support.

Ne voudriez vous pas, monsieur le maire, être un maire innovateur qui recherche les vraies solutions plutôt que d'aller au plus pressé et tout massacrer, y compris les chats, à la simple suggestion de votre " gars de fourrière "?

Nous tentons de rejoindre des " rescues " de Pointe-Calumet afin de trouver des solutions permanentes. Entre-temps, nous apprécierions que vous mettiez votre projet sur la glace et que vous tentiez de rejoindre vous-même un organisme de votre milieu qui saurait prendre la situation en main (ne jamais appeler la SPCA, ils n'ont aucun programme et leurs solutions ne sont pas mieux que celle proposée par votre gars de fourrière).

Nous comptons sur vous pour revoir la situation au plus tôt.

Janine Larose, fondatrice
Réseau pour animaux perdus et trouvés
www.rapt-lfpn.org


LECTURE

Dans les années '80, un chef inspecteur de la SPCA, Marcel Duquette, outré de la situation des usines à chiots au Québec, a écrit un livre très descriptif de cette situation. Rien n'a changé depuis ces 20 ans.

Deux exemplaires du livre " Les Hurlements " sont encore disponibles chez l'éditeur. On communique avec Donatienne : commande@editionsmichelquintin.ca

BOOK REVIEW

(If you do not have time to read the book, read the review, it is worth it. Janine)

Coming home to roost
ANDREW NIKIFORUK

THE CHICKENS FIGHT BACK

Pandemic Panics and Deadly Diseases That Jump From Animals to Humans

By David Waltner-Toews

GreyStone, 246 pages, $22.95

Print Edition - Section Front

The brilliant 19th-century Prussian pathologist Rudolf Virchow spent much of his life battling bad politics and thoughtless medicine. The son of a butcher not only turned meat inspection into a rigorous pursuit, but helped transform veterinary training into a serious science.

In between fighting typhus and TB epidemics caused by economic stupidity, the good doctor also argued in 1873 that "that there is no scientific barrier, nor should there be, between veterinary medicine and human medicine." The radical thinker even included veterinary abstracts in human medical journals. But ever since Virchow's time, small-witted men in white coats have laboured to turn animal health and human health into separate kingdoms that never visit each other.

David Waltner-Toews, an intellectual descendent of Virchow, thinks that's a big mistake. He also argues that this gross separation of animal and human health largely explains why the chickens are valiantly fighting back with avian flu and why outbreaks and epidemics of animal diseases are running amok. But this remarkable vet and founder of Veterinarians Without Borders is no preacher or random doomsayer. He appreciates the value of campfire instruction and mostly wants to share some remarkable tales about animal diseases that go bump in the night and often jump into that "bothersome and wonderful and contradictory human species."

Thanks to global trade and traffic, the world suffers from no shortage of disease jumping and bumping. Take the Nipah virus. It can put a human being into a coma faster than a speech by Alberta Premier Ed Stelmach. The virus is carried by fruit-eating bats that help pollinate plants. The bat is a good ecological player. But to support Chinese obsessions with becoming as fat as Americans, Malaysian entrepreneurs recently smoked their forests to create pork factories. The farmers grew mangos around the open pigpens and bats ate the mangoes and defecated on the pigs. Pigs, well, pigs eat anything. The virus multiplied and soon a hundred or so pig farmers crashed with inflamed brains.

Consider, too, Toxoplasma gondii, a parasite that has sex in the guts of cats, and that can cause abortion, stillbirth and neonatal death. (Probably about a third of the human race has been infected by the parasite by adulthood.) In 1995, as many 8,000 Vancouver Islanders came down with all the signs of toxoplasmosis. The probable source: dried cat feces around the source of Victoria's water. Waltner-Toews asks a good question: Is this tale about feral cats and urbanization or just another dismal sign of Canada's criminal neglect of watersheds?

Waltner-Toews is not at all surprised the chickens are fighting back, either. Fast-food zealots not only demanded a chicken in every pot but built vast overcrowded factories to export tasteless meat to feed the global dream of more fat people. And then, when the feathered, immuno-compromised inmates started sneezing with the flu, damn them, "the general response has been to shoot the messenger." Yet no one is calling for a reform of chicken factories or a reduction in chicken densities or even restrictions on wacky fossil-fuel-driven global trade in melamine-pumped meat.

Waltner-Toews tells these truly curious fables with a charming elegance and colourful precision that reminded me of the blessed clarity practised by Robert Desowitz, another great microbial story tracker. The Chickens Fight Back is exactly the kind of book medical and nursing students should be reading instead of the reductionist trash presented as science.

But I found one singular and direct omission that piqued my journalistic curiosity. In the past two decades, veterinarians have helped to slaughter more than a billion so-called diseased animals to support factory farming and the edicts of global trade. The majority of these animals showed no evidence of infection and were simply murdered out of convenience, because nobody could cope with crowds of confined livestock during an epidemic. Some critics have called this wanton and careless slaughter "a crisis of veterinary medicine."

I would have liked a voice as moral and important as that of Waltner-Toews to address this crisis if only to support one of his most important admonitions: "We must, above all, care." You just don't hear professionals of any stripe use words like that any more.

But whether the subject is sleeping sickness or Chagas disease or how televisions and air conditioning helped take the bite out of western equine encephalitis, Waltner-Toews makes truly entertaining reading. Nor does this literary vet awake with apocalyptic visions at night. But he does recognize that "tales of competitiveness and economic efficiency, economies of scale and unfettered trade are also tales of sloppy biological thinking."

Unlike many of his Wizard-of-Oz peers, he also knows that all the low-lying fruit in medicine has been picked. Every major menace that could really be solved by vaccines and drugs has been done. The complex trouble we are now having with flying bats or fluish birds or Lyme-carrying ticks generally reflects our deadly obsession with bizarre economies of scale, cheap oil prices and technological fixes. There is as yet no vaccine for human vanity.

I suspect the cheap-fossil-fuel drama, when it ends (and all unacknowledged addictions come to an ugly end), will probably put the brakes on most emerging diseases, if not combative chickens. Until then, we will need more like David Waltner-Toews: informed folks who not only care deeply about animals but can explain why humans have turned our dysfunctional yet collective fate into comedy or tragedy. Ultimately, he pleads for a whole new way of protecting health using inventive teams of vets, doctors and wildlife experts which can respond to the extremes of global trade and factory farming with the same sense of justice and energy as a Rudolf Virchow.

I particularly recommend that the disingenuous bureaucrats at the Canadian Food and Inspection Agency in the City of Claptrap read, and reread, this book.

Contributing reviewer Andrew Nikiforuk has written extensively about BSE and other livestock plagues, and is the author of Pandemonium: Bird Flu, Mad Cow Disease, and Other Biological Plagues of the 21st Century.


URGENT RAPPEL

Nous espérons que vous trouverez du temps cet été pour aller donner un coup de main dans un refuge près de chez-vous. Le Ranch Brell en est un. Voici son appel à l'aide :

Le Ranch Brell refuge/sanctuaire 17 avril 2007

Bonjour

Nous sollicitons votre générosité pour que le Ranch Brell refuge/sanctuaire puisse participer à plusieurs expositions agricoles dans différents endroits. Donc, nous recherchons des personnes ou entreprises qui pourraient nous aider pour ce projet.

Les coûts reliés a cette démarche varient d'une exposition a l'autre. Coût de la location d'un kiosque, impression de plusieurs documents pour remettre au public, cartes d'affaire, banderole etc...

Le but est de sensibiliser et informer les gens de l'existence du refuge/sanctuaire pour animaux de ferme, de ce que comporte d'avoir un animal de ferme comme animal domestique, les responsabilités est les frais reliés à de tels animaux, les odeurs et l entretien.

Et surtout de sensibiliser les gens a dénoncé les cas d'animaux en danger.

Le kiosque sera sous la responsabilité de bénévoles.

Nos vies sont enrichies par ces animaux qui nous offrent sans condition leur amour et leur dévotion

Ils ont besoin de nous et de vous

Faire parvenir votre chèque libeller au nom de :

Ranch brell refuge/sanctuaire,

6540 rang du ruisseau, Contrecœur, J0L1C0

Merci

Linda Emard Beaudry (Responsable du refuge)

514-999-8153

http://ranchbrell.iquebec.com


SPIRITUALITÉ

http://www.erenouvelle.com/newsvegg.php
On peut vivre sans tuer !


LIENS/LINKS

http://home.cogeco.ca/~llc/


Janine Larose, fondatrice
Réseau pour animaux perdus et trouvés | Lost and Found Pet Network
www.rapt-lfpn.org

S.V.P. distribuez ce message, les animaux comptent sur vous.
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